Avertissement : Ce témoignage reflète l’expérience personnelle d’une personne atteinte d’un cancer de la vessie. Il est partagé dans le but de sensibiliser et de faire découvrir différents points de vue. Il ne constitue pas un avis médical et ne reflète pas nécessairement les opinions, politiques ou positions de Cancer de la vessie Canada. Chaque parcours de vie en matière de santé est unique, et les symptômes, les diagnostics et les traitements peuvent varier considérablement d’une personne à l’autre. Si vous présentez des symptômes ou avez des inquiétudes concernant votre santé, veuillez consulter votre médecin ou un professionnel de la santé qualifié.
Mon lien avec l’événement Le Canada marche contre le cancer de la vessie a vraiment commencé grâce à ma Bari Mamijan (ma tante), qui vivait au Pakistan et était atteinte d’un cancer.
Comme j’ai grandi au Canada, je ne la voyais que lors de nos visites au Pakistan. Je n’étais donc pas présente pour prendre soin d’elle au quotidien, mais j’ai pu voir à quel point toute ma famille était là pour elle. J’ai une très grande famille là-bas, et tout le monde prenait soin d’elle comme il le pouvait. Il y avait toujours quelqu’un à ses côtés pour l’aider, l’accompagner à ses rendez-vous ou simplement s’assurer qu’elle allait bien.
Elle était entourée de gens qui l’aimaient, mais je me souviens aussi d’avoir réalisé que chacun faisait de son mieux pour trouver ses repères au fur et à mesure. Ma famille pouvait s’occuper d’elle, mais elle n’était pas forcément en mesure de comprendre tout ce que ma tante vivait ni de répondre à toutes les questions que soulève le fait d’avoir un cancer.
À mon retour au Canada, j’ai commencé à chercher quelles ressources étaient offertes, ici, aux personnes atteintes de cancer et à leurs proches. J’ai découvert des ressources auxquelles je n’avais jamais vraiment pensé auparavant, comme des groupes de soutien pour les patients, des ressources éducatives, du soutien par les pairs et des organismes consacrés à des cancers précis.
C’est au cours de ces recherches que j’ai finalement découvert Cancer de la vessie Canada.
Ce qu’elle a vécu m’a donné envie de découvrir ce qui existe au-delà des soins médicaux. Que se passe-t-il lorsqu’on rentre chez soi après un rendez-vous et qu’une autre question nous vient à l’esprit? À qui peut-on parler lorsqu’on aimerait échanger avec quelqu’un qui est réellement passé par là? Vers qui un proche peut-il se tourner lorsqu’il fait de son mieux pour aider, mais ne sait pas comment s’y prendre?
C’est en grande partie ce qui m’a donné envie de m’impliquer et qui m’a finalement amenée à devenir responsable de la Marche de Brampton.
Je n’avais jamais organisé de marche auparavant, alors, à vrai dire, j’ai dû apprendre au fur et à mesure.
Mais c’est aussi devenu l’un des aspects que j’apprécie le plus dans cette expérience, en raison de toutes les personnes que j’ai rencontrées en cours de route.
Je peux compter sur une formidable équipe de bénévoles qui donnent de leur temps pour contribuer à l’organisation de la Marche. J’ai rencontré des membres de la communauté, des médecins, des gens d’affaires et des personnes engagées dans leur milieu qui ont profondément à cœur le bien-être des gens de leur communauté et qui sont prêts à donner un coup de main dès qu’on leur en donne l’occasion. Que ce soit en faisant du bénévolat, en faisant un don, en devenant commanditaire, en parlant de la Marche à quelqu’un ou simplement en étant présent, j’ai commencé à réaliser à quel point les gens étaient nombreux à vouloir contribuer, chacun à leur façon.

Le jour de la Marche, plus de 50 personnes se sont réunies à Brampton et, ensemble, nous avons amassé plus de 2 700 $.
Iffah (sur la photo à droite) lors de la Marche de Brampton en 2025.
Pour une première année, j’en étais évidemment très fière, mais ce dont je me souviens le plus, c’est d’avoir regardé autour de moi et d’avoir vu toutes ces personnes réunies. Certaines personnes avaient elles-mêmes été touchées par le cancer de la vessie, d’autres étaient là pour un être cher, et d’autres encore étaient simplement venues parce que la cause leur tenait à cœur.
C’est ce que représente désormais pour moi la collecte de fonds pour Cancer de la vessie Canada. Oui, nous souhaitons collecter autant de fonds que possible, puisque cet argent permet à Cancer de la vessie Canada d’offrir des ressources et de l’information, de soutenir la recherche et d’accompagner les personnes touchées par le cancer de la vessie.
Au départ, j’ai commencé à chercher des ressources en raison de ce que j’avais vécu avec ma Bari Mamijan, mais j’ai finalement découvert une communauté beaucoup plus grande que je ne l’aurais imaginé.
Et c’est pour cette raison que je continue de marcher.







