Avertissement : Ce témoignage reflète l’expérience personnelle d’une personne atteinte d’un cancer de la vessie. Il est partagé dans le but de sensibiliser et de faire découvrir différents points de vue. Il ne constitue pas un avis médical et ne reflète pas nécessairement les opinions, politiques ou positions de Cancer de la vessie Canada. Chaque parcours de vie en matière de santé est unique, et les symptômes, les diagnostics et les traitements peuvent varier considérablement d’une personne à l’autre. Si vous présentez des symptômes ou avez des inquiétudes concernant votre santé, veuillez consulter votre médecin ou un professionnel de la santé qualifié.
Mon parcours avec le cancer de la vessie a commencé au printemps 2017, alors que je faisais pipi, tout simplement. Désolé pour cette description explicite. Dans la cuvette se trouvait quelque chose d’anormal : une masse sombre. Du sang coagulé, peut-être? Je me suis figé. Je n’avais aucune idée de ce qui se passait.
C’était avant la brillante campagne publicitaire « Vous voyez du rouge » de CVC.
J’ai tout de suite senti qu’il fallait que je fasse examiner ça au plus vite. Le lendemain, j’étais dans le bureau de mon médecin de famille. Sans attendre, il a effectué un test d’urine sur place, qui a révélé la présence de sang. C’est à ce moment-là que notre système de santé, souvent critiqué, s’est mis en branle. En seulement dix jours, je me suis retrouvé sur la table d’opération pour une cystoscopie avec mon nouvel ami, mon urologue (il m’a même donné son numéro de cellulaire pour que je puisse lui envoyer des textos ou l’appeler, ce que j’ai fait plus tard). Lui et moi l’avons vu à l’écran en même temps. « J’ai dit : « Ce truc en forme de chou-fleur n’est pas censé être là, hein? » » « Non, vous avez un cancer de la vessie. Je vais vous fixer une date pour l’opération. »
C’est là que mon cerveau s’est heurté à un mur.
J’ai au moins la chance (si on peut dire) que mes années de journalisme m’aient appris à me ressaisir rapidement pour affronter ce qui se présente à moi. Je savais que je devais prendre des décisions éclairées pour aller de l’avant, d’autant plus que j’avais vu un membre de ma famille élargie décliner lentement après avoir repoussé le diagnostic et le traitement d’un cancer de la vessie.
Comme tant d’autres, j’ai fait appel à Dr Google, tout en gardant le même sens critique que j’ai l’habitude d’appliquer dans mes recherches journalistiques. J’ai consulté les sites Web de divers instituts nationaux de santé, d’organismes à but non lucratif reconnus et d’études évaluées par des pairs afin de déterminer les chances de guérison (très bonnes) et les différentes options de traitement, en fonction du type et du stade de mon cancer. C’est à ce moment-là que j’ai aussi découvert Cancer de la vessie Canada.

Cancer de la vessie Canada m’a fourni les informations fiables dont j’avais besoin et m’a mis en contact avec des experts, des survivants et des patients comme moi. Cela m’a aidé à prendre des décisions éclairées et à rester maître de mon parcours.
Alan participe au Défi Selfie Sourface de Cancer de la vessie Canada dans le cadre du Mois de la sensibilisation au cancer de la vessie.
Ces nouvelles connaissances ont rapidement été mises à profit lors de l’intervention chirurgicale visant à retirer la tumeur (RTUTV) et le diagnostic résultant de la biopsie. De haut grade, non invasif sur le plan musculaire, avec un carcinome in situ (CIS). À cette époque, j’avais deux options (il y en a peut-être beaucoup plus pour votre diagnostic aujourd’hui) : une cystectomie radicale, qui éliminerait probablement toute progression du CIS, ou tenter le BCG comme traitement initial. J’ai choisi le BCG.
J’ai suivi ce qui est considéré comme le traitement standard pour le BCG : une fois par semaine pendant 6 semaines, puis 3 traitements hebdomadaires aux 3e, 6e et 12e mois, et enfin un traitement tous les 6 mois jusqu’à la troisième année.
Ma décision s’est avérée être la bonne pour moi. Mon urologue et mon oncologue m’ont déclaré guéri du cancer au bout de sept mois. Cela ne signifiait pas pour autant que j’avais arrêté le BCG. J’ai même plaisanté avec l’équipe médicale en affirmant que je continuerais ce traitement à vie, comme une police d’assurance, même si, après 3 ans, ça ne serait plus efficace.
Pendant tout ce temps, et même maintenant, les membres du personnel et les bénévoles de Cancer de la vessie Canada ont été une merveilleuse source de soutien et d’information. Lors d’un événement en direct au sujet de la cystectomie radicale, j’ai tissé des liens forts et rencontré des survivants qui sont encore des amis aujourd’hui. Je fais partie depuis six ans d’un groupe de soutien qui se réunit une fois par mois, en personne ou par Zoom, et j’ai constaté que de nombreux patients bénéficient grandement de ce soutien entre pairs.
Une autre façon de tisser des liens est la marche annuelle contre le cancer de la vessie, qui nous permet non seulement d’apporter notre soutien financier, mais aussi de renforcer notre cohésion en tant que groupe. La convivialité qui règne lors de la marche et de l’événement est inestimable. Voir toutes ces personnes réunies qui ont vécu des expériences semblables est très émouvant, tout comme la réaction du public. Un grand nombre de personnes présentes connaissent très peu le cancer de la vessie. Elles sont étonnées d’apprendre qu’il s’agit d’un des cancers les plus fréquemment diagnostiqués et que si peu de fonds sont consacrés à la recherche dans ce domaine. Imaginez toutes les découvertes qui pourraient être faites grâce à un don important d’une entreprise ou d’une fondation!

Donc, pour ceux d’entre vous qui viennent de recevoir ce diagnostic, je vous conseille d’effectuer vos recherches, mais ne vous laissez pas engloutir par un flot d’informations sans discernement! Et profitez des nombreuses ressources de Cancer de la vessie Canada : les articles, les webinaires, les vidéos et les événements en direct. Cela vous aidera à vous tenir au courant des dernières avancées et protocoles, à défendre vos droits et à rencontrer tout un groupe de personnes qui comprennent parfaitement ce que vous vivez.
Alan W.
Survivant depuis 8 ans (et ça continue)







